lundi 4 avril 2011

CE MATIN DANS MON JARDIN....

Avant l'averse....
L'élégance des muscaris
Violettes... Ne vous cachez pas mes beautés !

Jacinthes... Jonquilles... Après l'averse... Ô bonheur de pluie sur les primevères !


Joyaux de pluie...

Pétales parées de perles et de diamants...
Edit :

Le même crocus ouvert...

Photos Nathanaëlle C.
Enya : Amarantine... D'une Saison à l'autre...

dimanche 3 avril 2011

MUSIQUE DE LAGUNE...


A travers l'histoire et la vie de deux artistes, surgit la Sérenissime.... Dans la première moitié du XVIIIe siècle, à défaut de ne plus être le centre du commerce, Venise demeure le centre du monde de la musique, Venise EST l'Art... A l'institution de la Piéta, les religieuses recueillent et élèvent des orphelins abandonnés. Parmi ces enfants, Leona et Clemenzia revèleront très tôt un grand talent de musiciennes, sous la bienveillance d'Antonio Vivaldi, le "prêtre roux" à qui cet ouvrage rend hommage en filigrane. Antonio Vivaldi dont la musique est plus vivante que jamais encore aujourd'hui... Tous les grands noms de l'Europe se pressent derrière des grilles afin d'assister au concert de cet orchestre et de ses choeurs. Par la musique, la contralto et la violoniste entrevoient la possibilité d'échaper à leur condition, mais refusent d'y perdre leur liberté. Modernes héroines dans un monde parsemé de labeur et d'embûches, mais de joies aussi. Dans ce court roman, l'intrigue est lente mais pourtant présente, la lecture ondule à travers les journeaux intimes des deux protagonistes, "Eaux Lentes sur Venise" décrit la vie à Venise au XVIIIe.


"Qu’importe les hommes et leurs conceptions de l’amour, du mariage, des femmes. La seule voie qui exige de nous l’excellence est celle de la musique."


"Eaux Lentes sur Venise" de Françoise Cruz - 140 pages - 15€ - Editions Naïve


Présentation de l’éditeur : "Venise au XVIIIe siècle : l’orphelinat de la Pietà a pour vocation à recueillir les bébés abandonnés devant sa porte, enfants des prostituées, des jeunes servantes abusées ou de quelques fautives bien nées. Les petites filles accueillies étaient alors éduquées pour acquérir de grandes compétences musicales. Les plus douées chantaient ou jouaient d’un instrument de musique au sein de l’orchestre de La Pietà. Elles travaillaient tant à l’excellence de leur tessiture ou de leur instrument qu’il devenait leur nom de famille. Ainsi de Leona Dal Contralto et Clemenzia Dal Violino qui se vouèrent à l’orchestre alors au comble de son rayonnement, Antonio Vivaldi en était à cette époque le maestro. Tous les grands noms de l’Europe se pressaient pour assister, dernière des grilles, au concert de la Pietà. Les filles dissimulaient leur visage sous des tulles et bien sûr cela ne faisait qu’accroître leur mystère et l’attirance du public, en majorité masculin. Malgré leur grand succès, les artistes de la Pietà refusèrent, pour la plupart, les lumières de la renommée, les propositions des théâtres ou cours étrangères. Leur vie quotidienne était faite de tâches ménagères, ravitaillements au marché, cours dispensés aux enfants de famille des palais alentours, en plus de des répétitions, messes, concerts… Orphelines, musiciennes, seules mais vivants ensemble, féminines mais indépendantes dans une société machiste, Leona et Clemenzia étaient passionnées, actives et à l’image de leur cité lacustre, se confondant dans les eaux parfois claires, parfois boueuses, et semblant emportées par une ultime "acqua alta".



samedi 2 avril 2011

MAEVE...

"Maeve" Acrylique sur toile 30x40 Florence Magnin 2003
Maeve esquisse Temps de réalisation : 1 à 2H Temps pour la mise en couleurs : 5 à 6 jours Photo NC d'après photo de Rita Scaglia pour Dargaud sur Artbook Faerie.


Lorsque l'on est auteur-illustratrice, il n'est pas toujours facile de choisir le dessin qui fera une couverture percutante et pertinente. Celle-ci doit synthétiser le recit ou la BD, intriguer suffisament le lecteur afin d'attiser sa curiosité. On doit éliminer les premiers jets qui parfois sont trop fouillés, épurer, recommencer... Florence Magnin doit se plier à ces impréatifs et au final, elle ne se trompe pas. Maeve est la couverture de "L'Héritage d'Emilie". La composition de cette oeuvre s'est imposée d'elle-même. Pour accueillir le titre, un large paysage nocturne bleu violacé au dessus du personnage evanescent confère une note de mystère. Maeve devait avoir l'apparence d'une femme Celte de la période mérovingienne du Ve-VIIe siècle, même si l'illustratrice savait pouvoir prendre quelques libertés sur le costume. Un seul croquis prépartoire fut élaboré, après avoir reçu l'aval de son éditeur, elle passa directement à la couleur, sans essais préliminaires, un coup de maitre !

Histoire : Nous sommes dans les années 1920, à Paris. Émilie, une jeune femme danseuse au Moulin-Rouge, reçoit une énigmatique lettre d’un huissier. Stupéfaite celle-ci apprend qu’elle hérite - d’un grand oncle mystérieux - d’un château situé en Irlande, dans le Connemara ! Mais que cache vraiment ce '' cadeau '' tombé du ciel ? Commence alors pour elle un fabuleux voyage dans le temps, sur ces terres celtiques que l’on dit sacrées… Florence Magnin excelle dans ces ambiances mystérieuses qu’elle sait restituer grâce à son style subtil et très personnel.


Image © DARGAUD - Magnin 2003

vendredi 1 avril 2011

POISSONS....

Edward Chalmer Leavitt "Nature morte avec Poissons"


Il sévit chaque année le même jour... Vous voyez de qui je veux parler ? Le "Poisson d'Avril" ! Cette tradition a mobilisé des générations d'enfants (et d'adultes...) feuilles blanches et ciseaux en main, et les a fait ricaner sur nombre de personnes, souvent un professeur ou un "pion", avec un poisson dans le dos. Il y a aussi le canular dans les médias...


Frederic Bazille "Nature morte aux Poissons"

Cette tradition du "Poisson d'Avril" remonterait en 1564. Jusqu’alors, l’année débutait le 1er avril, Charles IX décida, par l’Édit de Roussillon de faire commencer l’année le 1er janvier. Mais les sujets du roi de France ne furent pas tous heureux de la décision, c'est pourquoi le 1er avril continua à être célébré. On s'offrait des cadeaux alimentaires, car cette date marquait souvent la fin du Carême pendant lequel les Chrétiens ne consomment pas de viande. Pour se payer gentiment la tête des personnes qui adhéraient au choix du roi, l’occasion était trop belle pour ne pas jouer quelques tours dont l'offrande de faux poissons, d'où plus tard le poisson découpé dans du papier et collé dans le dos...Source : wikipedia.

Georg Flegel "Sardine, noix et oignons"


Claude Monet "Mulets Rouges"


Ândo Hiroshige "Carpe"


Georg Flegel "Nature morte aux poissons" La mouche attire le regard... Etait-ce un clin d'oeil du maitre ? Je doute fort qu'au XVIIe siècle avec une telle qualité de facture, l'artiste ait eu l'intention de plaisanter... Mais, tout en reconnaissant la beauté de cette oeuvre, que ferait-on sans un tout petit peu d'humour aujourd'hui ? Allez, nous sommes le 1er Avril, sourions un peu...:))


Edouard Manet "Nature morte à la Carpe" 1864