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mardi 3 mai 2011

BLANC D'OPALE...

Carl Ernst Von Stetten "Jeunes Sculpteurs Italiens sur un Pont de Paris" Academiste Allemand
Vous avez dit "blanc" ?
En réalité le blanc est le résultat d'un mélange de lumières, on dit de lui qu'il est une valeur et non une couleur. C'est pourquoi, pour la perception correcte de l'oeil humain, il ne peut exister de blanc "blanc" sur une toile, mis à part en dernière touche pour accrocher la lumière. On est obligé de teinter les blancs afin d'en créer la matière, les reflets, les volumes et la couleur ! On le mélange le plus souvent à une pointe de la couleur du ciel, ou à défaut, à la couleur de fond. Sur ces différentes oeuvres, le blanc peut tirer sur le bleu, le rose, le vert... Mais incontestablement, la matière aura un fini parfait. Grâce à ces mélanges subtils, on crée l'harmonie du tableau, cette technique est valable pour toutes les couleurs, pas uniquement pour le blanc, mais avec le blanc, l'oeil profane constate plus facilement la composition des couleurs. Mais on a besoin d'un tube de blanc, par contre, je le répète sans cesse, n'achetez jamais de noir, il est trop brillant, faites le vous même, avec de l'ocre rouge, de l'outremer... Il en va de même pour les verts, à composer avec les jaunes, ocres et bleus, une pointe de rouge... tout dépend de la nuance du vert, (olive ou vert printanier)... certains violets... Ne jamais employer de couleurs qui sortent du tube. La couleur se travaille, comme le dessin initial, comme toute la toile.

Bon, je parle, je parle... Si on regardait plutôt comment se décompose le blanc ? :) C'est moins compliqué qu'il n'y parait et pourtant complexe, car le blanc composé de couleurs, il faut qu'il soit blanc pour l'oeil ! :)

Abbott Handerson Thayer "Ange" Academiste Américain
Blanc bleuté pour la matière des plumes, blanc rosé pour la matière du tissu, les deux mélangés à la couleur du fond et à un ocre pour la complémentaire sans qui le volume ne serait pas aussi puissant dans les blancs.

Peder Severin Kroyer "Repas d'artistes à Skagen" Impresssionniste Norvegien (à gauche : Marie Kroyer l'épouse de l'artiste)
Blanc bleuté. pour un immaculé éclatant.

Henry Ryland "La Primavera" Préraphaélite Anglais
La couleur du fond et du ciel, bleu rosé donne tout son relief à la robe de la Primavera

Arthur Hacker Innocence (détail) Préraphaélite Anglais
Bleus, verts, ocres, couleur de l'herbe, le jaune des fleurettes se retrouve dans le doré des passementeries.

John Singer Sargent "Dogana"... aquarelle - Realiste Anglais.
L'or (brun et bleu) du Globe de la Fortune dans les ombres, avec le bleu du ciel et cette petite touche d'ocre rouge pour créer un violet avec le cobalt du ciel. Splendide luminosité

James Abbot Whistler "Symphonie en blanc - jeune fille en blanc" Esthétisme Anglais
On retrouve le gris de la cheminée dans l'ombre de la robe, éclairci pour devenir un léger bleuté dans les plis, puis mélé à un rose et vert en bas du vêtement, en contigu de la plante fleurie au premier plan.

Ignacio Pinazo Camarlench "Palombe" Impressionniste Espagnol. Extraordinaires répartitions des tons de bleus, de verts, de bruns, de gris, de rosé, pour un oiseau blanc.

George Hitchcock "Capypso" la tenue légère est composée de toutes les couleurs ambiantes dans les ombres, plis et transparences.

Jules Joseph Lefebvre "Ophélie" Académiste Français. Transparence et lumière dans la robe d'Ophélie, bleu vert et brun de l'eau en bas s'estompant en tons plus clairs vers la lumière diaphane du haut du tableau...

Georges Despagnat "La Robe Blanche" Impressionniste Français est rose car le corail de la ceinture mélé au bleuté donne tout son volume au tissu.

William Adolphe Bouguereau "Les Murmures de l'Amour"
Gris-bleus rosés et bruns rosés très subtils

Carl Larsson "Lisbeth pensive" Naturaliste et Impressionniste Suedois
L'ombre des plis est du même ton que l'ombre de la peau, un ocre rouge, des gris sur le bouleau (verts bruns et bleus) que l'on retrouve en harmonie dans la chevelure chatain blond de Lisbeth Larsson.

Carl Larsson "La Lampe" Naturaliste et Impressionniste Suedois
Dans cette délicate aquarelle du maitre suedois, la lampe est percutante de matière, (l'opaline est si reelle que l'on pourrait la toucher). La lumière qui émane de cette lampe éclaire toute la scène, et lui donne toute sa profondeur, c'est un véritable chef-d'oeuvre ! Dominantes de brun, rouge et vert, brun grisé et bleus pour l'argent du socle, l'opaline a très peu de touches d'ombre,un peu de bleuté pourtant pour donner le volume sur les parties ombrées.. Je n'ai pas vu l'oeuvre de visu (contrairement à d'autres aquarelles de l'artiste) mais peut-être, y a-t-il un peu de blanc laissé en réserve, ce qui lui donnerait cette incroyable luminosité. (on appelle "couleur de réserve", la couleur du support -papier ou toile- laissé sans touche de peinture)

Ethel Carrick "Quai de Dinard" Impressionniste Anglaise née Australienne
Bleu, rose, mauve, jaune... Ces gris composés de la couleur du ciel et de la mer, foncés par un violet (fait de vermillon et de cobalt) une splendeur...

Edmund Charles Tarbell " Le Chapeau" Impressionniste Américain
Couleur du ciel et bruns des arbres et du col dans la robe.

Askeli Gallen Kallela "Les Chutes de Mantykoski". Symboliste, Réaliste et Expressionniste Finlandais
J'ai choisi d'inserer ici le chef d'oeuvre de Gallen Kallela car la cascade est d'un blanc tout à fait réussi, il tranche avec le décor. Eclaboussures d'eau sur lesquelles 5 cordes dorées symbolisent la musique de l'eau.

Edward Robert Hughes "Coeur des Neiges" Préraphaélite Anglais
Que dire d'une telle perfection ? Eclats de roses sur la robe, de bleus sur la neige...Et la différence des matières, légère et vaporeuse pour le tissu et veloutée pour la neige se perçoit illico.

William Adolphe Bouguereau "les Boucles d'Oreilles" Académiste Français
Deux cerises pour la note chantante de ce tableau dont la robe du personnage se découpe en subtils bleus grisés et doux bruns.

John William Waterhouse "Les Amandiers en Fleur" Préraphaélite Anglais
Blanc rosé, à l'instar de la couleur dominante du tableau. La dominante ocre rouge de la ceinture a été mélangée au blanc de la robe et au vert de l'herbe, à la robe de l'enfant et aux fleurs de cerisers afin de créer cette harmonie.

Edouard Manet "Dans le Jardin" Impressionniste Français
On devine grâce à ce blanc bleuté que le personnage se trouve à l'ombre des arbres, les blancs sont particulièrement lumineux.

Charles Courtney Currrant "Solitude des Sous Bois" - Impressionniste Américain
Blanc bleuté sur la robe au mileu des verts, des bruns et des ocres (deux couleurs complémentaires), et les blancs presque rosés des bouleaux dont la matière diffère du tissu, le tout talentueusement réalisé.

John Singer Sargent "Portrait de Lady Agnew of Lochnaw" Réaliste Américain
La couleur dufond , du rose et... je vous laisse trouver :D

lundi 21 février 2011

SOMPTUEUX VIOLET...

Une dominance de bleu, pour ce violet, réchauffe doucement le gris du plumage de la tourterelle où le doré des ailes crée un supebe écho de tons complémentaires - peinture de Sophie Anderson.

Du mauve clair au violet foncé, en passant par le parme, le prune et l'améthyste, les nuances du violet oscillent sur une palette très étendue. Certains violets tirent davantage sur le bleu, le ton reste alors plutôt froid, d'autres tirent sur le rouge, le voilet se fait plus chaud. D'autres tons sont composés d'un parfait équilibre entre le bleu et le rouge. En résumé : selon sa compostion, il réchauffe ou refroidit une atmosphère. Couleur fascinante, le violet attire, le violet vibre, le violet chatoie, le violet joue avec la lumière et ne laisse personne indifférent.


" Améthyste" d'Alphons Maria Mucha de sa Série des" Joyaux et pierres précieuses" , dominante rouge.

Violets grisés à dominantes bleues pour la Lune d'Alphons Maria Mucha, exactitude des ombres et lumières nocturnes... Une pure merveille !

La lumineuse "Agapanthe" de Claude Monet aux reflets or et vert olive au premier plan tire parti des violets à dominantes bleues et rouges merveilleusement réparties du bassin de Giverny.

Le Portrait de Jaroslava d'Alphons Maria Mucha, violet dominante bleue pour la tenue.




San Giorgio Maggiore au large de la Sérénissime se découpe dans une brume à dominantes bleues tirant parfois sur le rose . Ah l'Oeil redoutable de Claude Monet !


Lumière du soleil sur le mauve à dominante rouge des Iris de Claude Monet.

Et ceux de Vincent Van Gogh, aux nuances quasiment bleues.


Lumineux violet à dominante bleue pour la robe de Suzanne Larsson, aquarelle de Carl Larsson "Suzanne et un autre"


Une sombre tromperie de Merlin (The Beguiling of Merlin) de Sir Edward Coley Burne Jones peinte en 1874, toute en dominantes gris bleu.




Une Sybille aux reflets d'améthyste pour ce tableau d'Edward Burne-Jones. reflets violet à l'équilibre quasi parfait entre le rouge et le bleu, le réalisme de la matière du tissu soyeux est remarquable.





De chatoyants violets à dominantes rouge pour les Danaïdes de John William Watherhouse


Un violet enclin de mystère prune pour "Le Magicien" d'Edward Burne-Jones



Le "Saint-Graal"et la couleur mystique violette à dominante rouge pour ce tableau de Dante Gabriel Rossetti


Harmonie d'air violet à dominante bleue pour le "Vent "de John William Waterhouse

Joli mauve clair à dominante rouge pour" l'Annonciation" d'Arthur Hughes

Amy en violet à dominante bleue du tableau "Amour d'Avril" d'Arthur Hughes

ou étude d'Amy à dominante rouge du même Arthur Hughes

Nuances subtiles de Violets grisés où le bleu domine pour la "Dordogne" de Frits Thaulow



Soir d'Orage de Frits Thaulow en harmonies de violets grisés, plus ou moins foncés, à dominantes bleues




Mélanges de violets à dominantes bleues réchauffées par les éclats roses et orangés pour le Parlement de Londres de Claude Monet




Dominantes bleues pour les gondoles vénitiennes de la "Festa della Regatta" de John Singer Sargent


Le Kimono Violet de James Abbot Mac Neil Whistler aux dominante prune rouge

Robert Lewis a choisi des dominantes bleues pour son "Kimono Violet"

Onirique nuit étoilée de Karl Nordström où les violets à dominantes bleues font pétiller les étoiles d'argent.


Le seul vêtement coloré est en violet à dominante bleue pour le "Cupidon désarmé" de Guillaume Seignac


La seule couleur chatoyante est un magnifique violet d'améthyste à dominante rouge pour "Vénus et Cupidon" de Guillaume Seignac.