Affichage des articles dont le libellé est EcoledeHonfleur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est EcoledeHonfleur. Afficher tous les articles

lundi 1 août 2011

FELICE ANNIVERSARIO MON BLOG !

Edward Robert Hughes "Le Jour"
Voici aujourd'hui deux ans, (à deux jours près...Oops...lol) que nous rêvons et partageons nos passions ensemble, cher blog, nous voyageons au "Pays d'Artlubie", des Arts, de mes coups de coeur et de mes lubies... Te voici maintenant en agréable compagnie : Merci à vous tous, amis, membres, de longue date ou fraichement arrivés, et visiteurs pour votre interêt, votre fidélité et votre amitié. Thanks to you all, friends, members for a long time or recently arrived, and visitors for your interest, your loyalty and your friendship. Cher blog, je te dis à l'année prochaine pour un petit message perso, et pour fêter tes 3 ans ! En attendant, nous avons du travail et des billets à publier...
L'an dernier je te souhaitais Happy Birthday, cette année Felice Anniversario, l'an prochain, on verra, je te le dirai en.... Tu verras, ce sera ta surprise lol, je compte bien passer par toutes les langues de la planète !
Qu'offrir à nos amis en ce jour anniversaire ?
Une balade Vénitienne ?

Giovanni Antonio Canal dit Canaletto
Vedutisme - Rococo
Edward Pritchett "Dogana, La Salute et le Palazzo Ducale"
Classicisme Victorien

Franz Richard Unterberger "Grand Bassin de Venise"
Impressionnisme

John Singer Sargent "Café Sur la Riva degli Schiavoni"
Réalisme

Frits Thaulow "Venise, Riva Degli Schiavonni et Ponte della Paglia"
Impressionnisme
Henry Roderick Newman "Dogana"
Paysagisme Préraphaéliste

John Singer Sargent
"Dogana - Le Globe de la Fortune"
Aquarelle
Réalisme

Eugène Boudin "Dogana"
Impressionnisme
Ecole de Honfleur
Canaletto "Le Molo, la Riva degli Schiavoni et le Ponte della Paglia
Vedutisme Rococo
Canaletto : Sud de de La Piazzetta
Vedutisme - Rococo

Canaletto "Piazza San Marco" - la Basilique et le Palazzo Ducale
Vedutisme Rococo
Eugène Boudin "San Marco vu depuis San Giorgio"
Impressionnisme - Ecole de Honfleur
Jean Baptiste Camille Corot
"Notre Dame della Salute depuis le Campo della Carita "
Naturalisme - Neoclassisime
Edouard Manet "Venise Bleue"
Impressionnisme

Emma Ciardi "Fête sur le Grand Canal"
Impressionnisme
Frits Thaulow "Sur le Grand Canal"
Impressionnisme
John Singer Sargent "Rio Dell Angelo"
Aquarelle vers 1900
Réalisme
John Singer Sargent "Rive de Canal"
Aquarelle
Réalisme
John Singer Sargent "Marches au bord d'un Canal"
Realisme
John Singer Sargent "Scuola Di San Rocco"
Aquarelle vers 1900
Réalisme

John Singer Sargent "La Sieste des Gondoliers"
Aquarelle vers 1900
Réalisme
John Singer Sargent "Rio Dei Mendicanti"
Aquarelle vers 1900
Réalisme

John Singer Sargent "Palazzo Labia"
Aquarelle vers 1900
Réalisme

Claude Monet "Palazzo da Mula"
Impressionnisme

Claude Monet "Ca Dario"
Impressionnisme
Bartolomeo Bezzi "Gondoles"
Impressionnisme
Franz Richard Unterberger "Rio Santa Barnaba"
Impressionnisme
Martin Rico Ortega "Cour Fleurie sur un Rio"
Impressionnisme
Martin Rico Ortega
"Scuola Grandi e Campo San Giovanni e Paolo"
Impressionnisme
Eugène Boudin "Canal Vénitien"
Impressionnisme - Ecole de Honfleur
Peder Mork Monsted "La Lagune Venitienne"
Realisme

jeudi 5 août 2010

EUGENE BOUDIN : ENTRE CIEL ET MER...

Eugène Louis Boudin : "Femme à l'Ombrelle"

Tout comme Watteau demeure à jamais le peintre des fêtes galantes, ou Degas celui des ballerines et des demoiselles d’Opéra, Eugène Boudin, précurseur de l’Impressionnisme, restera le peintre des plages et des ciels, des lumières scintillantes sur l’eau.

"Crinolines sur la Plage"

L’homme arborait le teint coloré de ceux qui vivent à l’air du large. Pourtant, ce n’était pas le matériel du marin pêcheur qu’il transportait mais celui de l’artiste peintre. Il marchait d’un pas vif, presque conquérant, ce qui surprenait fort dans ce pays où on le savait discret, voire effacé. Depuis quelques heures, le « petit Eugène » était devenu « Monsieur Boudin ». Un homme heureux grâce à une phrase décisive de Gustave Courbet. Oui ! Le grand Courbet enthousiasmé devant les oeuvres d’Eugène Boudin : « Si je l’en croyais, je me regarderais certainement comme l’un des talents de notre époque ! » souriait Boudin derrière sa barbe. L’avenir donna raison à Gustave Courbet...

"Le Port de Honfleur"

L’artiste avançait le long de la mer, à la recherche du point de vue à croquer. Les souvenirs d’enfance remontaient : Fils de pêcheur, il était né le 12 juillet 1824, ici, à Honfleur, où il avait grandi avant de gagner le Havre. Le Havre où, dès ses 12 ans il avait travaillé chez l’imprimeur Joseph Morlent puis chez Alphonse Lemasle, pour finalement devenir un modeste papetier à son compte. Quelle toquade l’avait poussé en 1844, à l’âge de 24 ans, à abandonner sa boutique et sa relative sécurité matérielle ? Peut-être ces artistes, gloires locales ou parisiennes, comme Isabey ou Millet, qui se fournissaient chez lui en papier d’aquarelle. Ils recherchaient des sujets de paysages et de marines. Boudin aussi dessinait…

"Marée Basse à Saint-Vaast la Hougue"

Puis un jour, sans formation académique, sans relations mondaines, il décida de devenir peintre. Ce n’était pas un caprice, mais une vocation. Cela signifiait, il le savait, des années de vaches maigres. Années pendant lesquelles Boudin survit grâce à des commandes de copies, de bouquets de fleurs et autres «tableaux de salle à manger». Puis, grâce à une bourse octroyée par la municipalité du Havre, qui lui permit de « monter à Paris » pour étudier, il fréquenta les musées et commença à fréquenter des artistes. Encouragé par Thomas Couture et employé par son compatriote Troyon dont il réalisait les fonds de ses tableaux, Boudin apprenait, Boudin se formait. Puis découragé et désargenté il revint au pays, sans gloire ni fortune. Il avait 35 ans. Tout allait changer grâce à un poète, à une duchesse et…au chemin de fer !


"Le Port de Honfleur"
Le poète était Baudelaire. En 1859, il remarqua Eugène Boudin, lors de sa première exposition au Salon de Paris, le tableau s’appelait : « Un pardon à Saint Anne la Palud.». Baudelaire écrivit, on le lut. Boudin sortit alors de l’ombre. Bientôt Courbet s’émerveilla à son tour. Et Boudin s’épanouit. Il allait oser. Enfin ! En inventant la scène de plage, il allait réussir au-delà de ses espérances. Lancée par la duchesse de Berry en 1824, la pratique des bains de mer serait restée encore longtemps une mode sans le chemin de fer. En 1860, celui-ci arrivait à Trouville pour y déverser des wagons entiers de Parisiens en quête d’air marin. Sur les plages jusqu’alors désertes, on vit germer des multitudes de cabines, fleurir des crinolines et s’épanouir les ombrelles. Le spectacle était irrésistible et conquit Boudin, quelque peu amusé. Désormais, sous ses immenses ciels bleus ou gris, on voyait à la frontière du sable et de l’eau une horizontale multicolore : des personnages semblaient vibrer dans une brises frisquette ou un brouillard de chaleur, animés par un pinceau vif. Les amateurs apprécièrent, les confrères également. En 1874 il participa à la première exposition impressionniste chez Nadar, puis dans les locaux du marchand d‘Art Durand Ruel. À partir de cette date, il fut considéré comme l’un des précurseurs du mouvement impressionniste, bien qu'il ne se considérât jamais lui-même comme un grand innovateur.

"Sur la Plage de Dieppe"


Pourtant la réussite fut lente. Il fallu encore une bonne vingtaine d’années avant que Boudin ne soit enfin un peintre reconnu, avec commandes de l’Etat et Légion d’Honneur. Ses cadets lui rendirent bientôt hommage, dont un certain Claude Monet qu’il avait mit, tout gamin, sur la voie de l’impressionnisme en le forçant à travailler sur le motif. «Je ferai d’autres choses, mais toujours je peindrai des plages» s’était juré Boudin. Il tint parole, les «autres choses» furent le plus souvent d’autres bords de mer qu’il saisit de la Hollande jusqu’à Venise. Mais ce sont aussi, en Normandie, des paysages aux grasses frondaisons, des pâtures aux troupeaux indolents, des scènes de marchés aux opulentes devantures. Boudin peignait de plus en plus par touches et par tâches, fasciné par cette étonnante et extraordinaire lumière si rapidement changeante.

"Cabines de Bain à Deauville"

Exacerbée par la vie citadine, sa soif de lumière devenait toujours plus grande. Le peintre qu’il était devenu, avec ses collectionneurs, ses amateurs et ses marchands, se devait de vivre à Paris. Il céda à cette obligation mais, dès le printemps, avec quelle hâte revenait-il sur les lieux de sa jeunesse ! Quand en 1898, à Paris, il se sentit défaillir, il demanda à se faire transporter sur sa plage de Trouville, il décéda le 8 août au matin dans sa villa Breloque, au 8 rue Oliffe, et fut enterré au cimetière Montmartre à Paris.

" L'Impératrice Eugénie sur la Plage de Trouville"

"A l'Approche de l'Orage"

"Bateaux dans le Port de Camaret"

"Les Lavandières de Touques"

"Plage de Trouville scène 14"
La lumière devient de plus en plus transparente, translucide, scintillante, délicate, merveilleuse...

"La Gondole - Venise"


vendredi 26 février 2010

LES PEINTRES SCANDINAVES A GRETZ-SUR-LOING

Karl Nordström
"Le Vieux Pont de Grez"


Autrefois appelée Grès-en-Gâtinais, Grez-sur-Loing, (commune de Seine et Marne, sur le Canton de Nemours, près de Fontainebleau, et au Sud de Barbizon) est bien connue des amateurs de peinture de plein air du XIXe siècle dans les Pays Scandinaves, en Grande-Bretagne, au Japon ou aux Etats-Unis. En effet, à cette époque, les jeunes artistes venaient du monde entier étudier dans les ateliers parisiens. Dès le printemps, ils désertaient la capitale afin de peindre sur le motif. Outre les monuments anciens, la lumière exceptionnelle offerte par la présence simultanée de l’eau et de la forêt proche de Grez séduisait les artistes.


Carl Larsson
"L'Etang de Grez"

Tout commença en 1860 où deux événements eurent une influence prépondérante sur la vie artistique qui se développa à Grez pour le demi siècle qui suivit : l’achat et l’aménagement de l’Hôtel de la Marne par M et Mme Chevillon, devenu "Hôtel Chevillon", et l’inauguration de la gare de chemin de fer "Bourron-Marlotte-Grez" en octobre 1860.


Carl Larsson
Les Glaieuls" ou "Les Choux" à Grez

"Le jardin de l'Auberge Chevillon descend en terrasses jusqu'à la rivière, il voisine un pré pour les chevaux, un potager, un verger et une étendue de gazon bordée de joncs agrémetée d'une tonnelle. Sur l'autre rive, s'étend une plaine plantée à profusion de saules et de peupliers. La rivière est claire, profonde, bordée de roseaux et couverte de nénuphars."

Christian Skredsvig
Etang en Norvège


1860 : les premiers séjours d'artistes...
Grez fut découvert, entre autres, par Jean-Baptiste Corot dont le "Pont de Grez" à l'arche abimée, (Currier Gallery of Art de Manchester - New Hampshire), date du début des années 1860. Il y invita son ami Constant Dutilleux. Le village reçut la visite de Caran d’Ache, des frères Goncourt, dont Jules le graveur, puis Maurice Lacarrière, Olivier de Penne, Maurice Jacque, Camille Pissarro, et Jean Charles Cazin qui entraîna les premiers artistes étrangers dont les frères Italiens Lapizzi, l'Anglais Sargent, le Suisse Léon Delachaux...
"Ce vieux pont, accroché sur les cimaises du monde entier..." Ainsi s’exprimait Robert-Louis Stevenson, auteur de "l’Ile au Trésor", venu rejoindre son cousin, le peintre écossais Robert Allen Stevenson.

Carl Larsson
"Karin à Grez"

Années 1870-1880 : les Artistes Scandinaves s’installent à Grez sur Loing

Entre 1870 et 1880 la colonie des artistes scandinaves arriva à Grez : les précurseurs furent les norvégiens Christian Skredsvig et Christian Krohg, vite rejoints par le suédois Karl Nordström qui à son tour invita Carl Larsson. Ce dernier y rencontra sa future épouse, l’artiste Karin Bergöo, présente avec son amie Julia Beck. Bruno Liljefors les retrouva avec Ernst Lundström, Oscar Björck, Peter Severin Kroyer... Ainsi que l’écrivain August Strindberg.

Bruno Liljefors
"Chat Dormant"

Durant cette décennie, F. B. Chadwick et son épouse Emma Löwstädt achetèrent la pension Laurent pour continuer à accueillir les artistes. La colonie scandinave comprenait un nombre important de jeunes femmes. Paris était à l’époque, semble-t-il, le seul site où les femmes étaient autorisées à travailler dans les ateliers ! De ce fait, quelques d’idylles naquirent, suivies de mariages comme ceux de l’américain F.B.Chadwick et de la suedoise Emma Löwstädt, du canadien W.Blair Bruce et de Caroline Benedicks, de Robert Louis Stevenson et de l'artiste californienne Fanny Osbourne, et du couple suedois Carl et Karin Larsson. Les artistes suédois, à l’instar de leurs collègues français, créèrent le Salon des Opposants qui fut évidemment très critiqué.


Carl Larsson
"Mère Morot à Grez" ou  "Les Potirons"
D'après un croquis de Karin Bergoo Larsson

La peinture en camaïeu de gris semble avoir été une caractéristique des peintres de Grez. Le paysage, par sa nature même, semble bien avoir invité à ce genre de peinture.
"Point d’ombres prononcées, point de lignes dures, l’air aux teintes de violette est presque toujours brumeux, les objets se fondent, moins cependant que dans les paysages de Corot..." Ainsi s’exprime August Strindberg dans le deuxième chapitre de son livre "Parmi les paysans français", consacré au village de Grez, avec le regard aigu du peintre qu’il deviendra par la suite.
Peder Severin Kroyer ne fit qu'un court séjour à Grez afin de retrouver ses amis artistes.



Peder Severin Kroyer
Konsnarsfrukos i Grez"


Sur cette toile de Peder Severin Kroyer: la brune Karin Larsson est assise de dos, à sa droite: son mari Carl, près de Carin Arosenius, l’homme à la cigarette est Oscar Björck. A gauche de Karin, Karl Norström, C.W. Jaensonet puis Bruno Liljefors. Au fond, sur les panneaux des murs de la Salle de l'Auberge de Grez, on distingue les pochades rapidement et habilement exécutées par les artistes, passe temps des jours de pluie.


Peder Severin Kroyer
 "Hip hip Hourra !"
Skagen 1888



1890 : la colonie japonaise couvre le villa
Ce sont plus de 20 artistes japonais qui résidèrent à Grez entre cette décennie et 1914.
En 1868 débuta l’ère Meiji. L'empereur reconnaissait que son pays avait plusieurs siècles de retard dans tous les domaines, il incita ses sujets à parcourir le monde pour rapporter au Japon leurs nouvelles connaissances. Les artistes n’échappèrent pas à la règle et bien entendu, se rendirent dans la capitale des Arts. Le premier à fréquenter Grez à partir de 1888 fut Kuroda Seiki. Le deuxième grand artiste japonais à avoir assidûment fréquenté Grez fut Asaï Chu qui travailla dans l’atelier de céramiques d’Albert Boué à Montigny sur Loing, à 4 kilomètres de Grez. Le Japon vénère le petit village de Grez pour l’influence qu’il a eue sur l’évolution de l’art pictural nippon. Il est intéressant d’observer combien les japonais furent inspirés par les Impressionnistes alors que ces derniers et leurs successeurs l’ont été eux-mêmes par le Japonisme.


Asaï Shù
Village de Kotaba - Japon 1893

Source : site de Grez et docs personnels
à suivre : article sur Carl Larsson à Grez...
Peder Severin Kroyer
"Ved Frokosten"
(Au cours du Déjeuner"
1883

A propos de "Ved Kroskosten" : Cette peinture figurait sur l'un des panneaux de la Salle à Manger de l'Hôtel Brondum à Skagen (on peut donc imaginer la même scène à l'Hôtel de la Forêt à Gretz sur Loing), elle fut transférée pour être offerte au Musée de Skagen en 1946.

Charles Lundh assis de dos, puis de gauche à droite : Eilif Peterssen, W. Peters, debout : Michael Ancher, Degn Brondum, Johan Krouthén, Oscar Björck et Christian Krohg

Edit de juillet 2015
Je remercie la personne anonyme qui m'a signalé mon erreur à propos de Ved Frokosten, vous auriez été plus aimable et correct, j'aurais publié votre commentaire.