Cortège Saint-Nicolas - source photo : site ville Nancy
J'aime toutes les traditions de l'Avent, toute cette merveilleuse atmosphère de Noël qui ravit petits et grands, et parmi elles, la Saint-Nicolas, le 6 decembre fétée aux Pays-Bas, en Belgique, au Luxembourg , en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Pologne, en République Tchèque, en Suisse, en Roumanie, en Croatie, ainsi qu'en France (Flandres, Alsace où cette fête est fortement ancrée et en Lorraine dont Saint Nicolas est le Saint-Patron).
Les traditions diffèrent selon les régions. Un trait commun à ces célébrations est la distribution de cadeaux ou friandises aux enfants, qui se substitue parfois à celle du Père Noël. Les enfants mettent leurs bottes devant la porte afin que Saint Nicolas leur apporte du pain d’épice et des clémentines, sans oublier le “Männele” en brioche, un des symbole de cette fête en Lorraine. Un peu d'Histoire :
Nicolas de Myre, bienveillant et généreux, de son vivant fut le protecteur des enfants, des veuves et des faibles. Saint Nicolas, appellé aussi Nicolas de Bari, dont le nom signifie “victoire” en grec, etait né entre 250 et 270 à Patara (ou Patras) il fut consacré évêque de Myre, (en Lycie, au sud du Taurus occidental, aujourd’hui au sud-ouest de la Turquie), ville portuaire d’Asie Mineure occupée par les Romains, reprise, puis libérée par l’empereur Constantin. Il souffrit de la persécution des Chrétiens sous Dioclétien, puis fut contraint à l'exil quelques temps avant de reprendre sa place d'Evêque sous Constantin en 313, empereur qui rétablit la liberté religieuse. Il fut l’un des 318 pères du concile de Nicée. Il mourut à Myre le 6 decembre 326 ap J-C (ou 343 ap J.-C. selon d’autres sources). Lorsque les Sarrasins prirent la ville, en 1087, ses reliques auraient été sauvées (ou volées par des marchands italiens et emportées à Bari, selon une autre source) et transportées à Ban, puis au Monte Gargano en Italie, ancien centre du culte de Saint Nicolas, où s’élevait, dans l’Antiquité, un temple païen très renommé (le Garganus, mont mentionné par Strabon, Ptolémée et Lucain), qui devint alors un haut lieu de pèlerinage. Dès ce moment, son culte se répandit en Occident.
Selon la légende, Saint Nicolas aurait ressuscité trois enfants tués par un boucher. Les miracles attribués à Saint Nicolas sont si nombreux qu'il serait aujourd'hui, outre d'être le saint patron des enfants et des écoliers, celui des navigateurs, des prisonniers, des avocats ou des célibataires masculins.
Après la Réforme protestante survenue au XVIe siècle, la fête de Saint Nicolas fut abolie dans certains pays européens. Les Hollandais conservèrent cependant cette ancienne coutume catholique. Ainsi, les petits Néerlandais continuèrent de recevoir la visite de Sinterklaas (Saint Nicolas) la nuit du 6 décembre. Au début du XVIIe siècle, des Hollandais émigrèrent aux États-Unis et fondèrent une colonie appelée New Amsterdam qui, en 1664, devint New York. En quelques décennies, la coutume néerlandaise de fêter Saint-Nicolas se répandit aux États-Unis. Pour les Américains, Sinter Klaas devint rapidement Santa Claus.
Sinterklaas (source : site Fetes St-Nicolas)
Ce donateur attentionné, représenté sous l'aspect d'un vieillard à barbe blanche vétu d'un long manteau à capuchon ou des habits épiscopaux, demeurait néanmoins un personnage moralisateur. Il récompensait les enfants méritants et punissait les ingrats et les dissipés, accompagné par son valet, Mans Trapp.
Après plusieurs décennies, la société chrétienne trouva plus approprié que cette "fête des enfants" soit davantage rapprochée de celle de l'Enfant Jésus. Ainsi, dans les familles chrétiennes, saint Nicolas fit désormais sa tournée la nuit du 24 décembre.
Il ravit les enfants et les terrifie à la fois car il est accompagné du redoutable Père Fouettard (dont le contexte colonial du XIXe a fait un Noir), ou Père Hanscrouf ou Jean le Bossu, qui tient en laisse le bourricot aux hottes pleines de jouets. Bien entendu, quelques jours avant la fête, saint Nicolas s'annonce chez les enfants sages, le soir, en jetant mystérieusement, au milieu du cercle de famille, des noix, des noisettes ou des nic-nac (petits biscuits ronds de la grandeur approximative d'une pièce de 0,50 € avec, par-dessus, une petite crotte de sucre colorée - Il en existe également sous la forme de lettres et de chiffres, ce qui est hautement pédagogique). source Myrdhin.com
Pekka Halonen est peut-être le premier peintre qui sut le mieux évoquer le paysage de neige, non seulement sa beauté et sa sérénité, mais également son histoire et son évolution (des origines du Kalevala aux préoccupations écologiques), jusqu'à ce que ce «paradis blanc» devienne l'un des thèmes majeurs de l'art finlandais en même temps que l'emblème d'une identité nationale. Son itinéraire symboliste le conduira à définir l'image « mythique » de la fennitude : une nature authentique et sauvage dont la force et la puissance sont les meilleurs garants de liberté et de vitalité. " Terre désertique"
Le peintre Finlandais Pekka Halonen naquit dans une famille rurale au nord de la province du Savo, à Lapinlahti le 23 Septembre 1865. Vers la fin du XIXe siècle en Finlande, il était inhabituel que le fils d'un agriculteur soit un artiste, mais Pekka Halonen, grâce à ses dons naturels, développa un intérêt précoce pour les Arts et la culture à travers l'influence de ses parents. Son père, Olli Halonen était également doté de talents artistiques. Tout en dirigeant sa ferme, il travaillait comme peintre décorateur et réalisait des commandes de la part des églises. Adolescent, Halonen a souvent accompagné son père lors de ces "voyages en peinture" qui peuvent être considérés comme son initiation à l'Art. Sa mère, Wilhelmiina (Miina, profondément pieuse et douée pour la musique, était une compositrice accomplie et jouait du Kantele, elle transmit sa passion pour le classique et la litterature à ses enfants. Pekka Halonen hérita de sa mère son amour pour la Nature.
Pekka Halonen étudia pendant 4 ans à l'école de dessin de la Société d'Art Finlandais à Helsinki. Il en sorti diplômé au printemps de 1890 et reçu une bourse pour poursuivre ses études à l'étranger. A l'instar de beaucoup d'autres artistes finlandais de sa génération, il fit ses bagages et partit pour Paris où il entra dans des écoles d'Art privées : l'Académie Julian (dans les ateliers de Jules Lefebvre et de Jean Benjamin Constant) et l'Académie Colarossi. Pendant cette période, il peignit deux célèbres tableaux d'esprit naturaliste et pleinairiste, inspirés de l'art de Jean-François Millet, de Camille Corot et de Jules Bastien-Lepage : "Les Faucheurs"(1891) et "Le Joueur de Kantele"(1892), de veine plus réaliste. A l'Académie Vitti, avec son compatriote Väinö Blomstedt, il bénéficia pendant 2 mois de l'enseignement de Paul Gauguin.
Aux années parisiennes, succèda, en 1896-97, un voyage en Italie, notamment à Florence. L'Art de la Renaissance, et en particulier les oeuvres de Masaccio et de Giotto di Bondone, furent déterminants pour l'élaboration d'un style pictural monumental inspiré de la fresque.
Halonen dépeint ses compatriotes avec honnêteté et sensibilité, il possédait le remarquable don de comprendre l'authenticité de l'identité finlandaise et de la transmettre dans ses oeuvres.
En 1895, Pekka Halonen épousa Maija Mäkinen, jeune étudiante en musique. Ils vécurent dans plusieurs endroits avant de s'installer dans la paisible ville de Tuusula en 1898. Là, Pekka Halonen pratiquait le ski et la peinture aux alentours du lac, près de Järvenpää. Il tomba amoureux de ce lieu parfait pour installer sa propre "petite cabane", elle devint plus tard l'imposante villa de bois connue sous le nom "Halosenniemi". Achevée en 1902, Halosenniemi avait été dessinée et conçue par Pekka Halonen lui-même et par son frère, Antti Halonen.
Lorsqu'il eu enfin son propre studio, Halonen se consacra à la peinture dans la paix et le calme de la campagne. Au fil des ans, la famille de Maija et de Pekka Halonen augmenta jusqu'à 8 enfants, 4 filles et 4 garçons. Ils vivaient modestement mais heureux à Tuusula. Maija Halonen effectuait un travail très dur, outre s'occuper de ses enfants, du potager, elle créait et cousait des vêtements, mais etait également traductrice en langue finnoise de littérature italiene, norvégiene, suédoise et allemande.
Pour Pekka Halonen, le paysage autour de Halosenniemi devint une source inépuisable d'inspiration. Beaucoup de ses peintures représentent des scènes ordinaires de son environnement et de son quotidien, tels que "Sauna dans la Neige" (1908), qui retrace de façon saisissante le calme et le parfum subtil de la neige fraîchement tombée. À Tuusula, Halonen possedait un large cercle d'amis artistes et ses proches lui fournissaient une source quotidienne de stimulation sociale et culturelle.
"Halosenniemi"
Dans une interview publiée dans "Nya Pressen" en 1932, Pekka Halonen disait : "L'Art ne doit pas user les nerfs comme du papier de verre, il doit produire un sentiment de paix. Depuis ma jeunesse, j'ai été incapable de penser qu'il en soit autrement. Je n'ai jamais peint pour qui que se soit, mais pour moi-même. La recherche de la paix et de l'harmonie à travers mon Art sont devenues, pour ainsi dire, partie intégrantes de ma religion. La nature est mon inspiration. Depuis plus de 30 ans, j'ai vécu au même endroit, entouré de forêts. Je me sens comme si j'avais le Louvre et le monde entier sous mes yeux, comme si les plus précieux trésors artistiques etaient ici, devant ma porte. J'ai besoin de conduire mes pas dans la forêt pour voir les plus merveilleux chefs-d'œuvres jamais créés, et je ne demande rien d'autre. Mes toiles ne sont pas «naturalistes», même si je fais de mon mieux pour représenter le plus fidèlement la nature. La nature est le squelette, la chair de la peinture est son atmosphère, l'ambiance est tout. Qu'elle provienne de moi ou de l'extérieur, je ne peux pas le dire. Je ne perds pas de temps à réfléchir sur les problèmes, je viens juste de sortir, et un beau jour je pourrais trouver ce que je cherchais, et puis je sais tout simplement ce que mon pinceau doit saisir sur la toile. "
Tomates
Pekka Halonen décéda le 1er Décembre 1933 à Halosenniemi. Sa pierre tombale, dans le cimetière près de l'église de Tuusula, fut sculptée par son cousin, l'artiste Emil Halonen. Maija Halonen mourut en 1944. En 1949, Halosenniemi fut vendue à la municipalité de Tuusula, sous la condition d'en créer un musée.
Les vitrines animées de nos Grands Magasins parisiens, les célèbres "Printemps" et "Galeries Lafayette" m'ont toujours fait rêver, elles font rêver petits et grands dès novembre et durant tout le temps de l'Avent, le temps que, tout doucement, Noël s'approche...
Photos : les 3 premières : j'en suis l'auteur, :D les autres oops...glanées au fil de la toile et sources oubliées... sorry.
Je n'ai pas pu resister, ce petit chat est tellement adorable ! On craque, on fond comme du chocolat devant ce petit être plein de tendresse qui ne demande qu'à jouer, à aimer et être aimé.
"Il y a deux moyens d'oublier les tracas de la vie : la musique et les chats" Albert Schweitzer
PS 10/01/10 : Ce petit chat dont la vidéo a recemment fait le tour du monde, TV et Toile, s'appelle Attila et c'est une fifille !
LE CHAT ET LE SOLEIL
Le chat ouvrit les yeux, Le soleil y entra. Le chat ferma les yeux, Le soleil y resta,
Voilà pourquoi, le soir, Quand le chat se réveille, J'aperçois dans le noir Deux morceaux de soleil...
Maurice Carême "l'Arlequin"
LA PRIÈRE DU CHAT
Mon maître, mon ami Toi qui m'offre la douce quiétude de ton foyer. Respecte mon goût de la liberté Et ne m'enchaîne à toi Que par les sentiments qui nous lient. Ta présence fait mon bonheur, Mais je médite. Ne cherche pas à deviner mes pensées J'ai gardé le goût sauvage du secret. Ne trouble pas mon sommeil, Il est nécessaire à mon équilibre. Et lorsqu'à toi je viens Donne moi abondance de caresses. Pour mon péché de gourmandise pardonné Te sera acquise toute mon amitié.