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| (c) Erté "Vénus" |
Erté... Si ce nom ne vous parle pas tout de suite, il ne tardera pas... Vous allez reconnaitre ses croquis, car les créations de l'artiste au long fume-cigarette sont l'emblème de l'une des décennies les plus iconiques de l'histoire : les années 1920. Les traces de son style ont même contribué à modeler le style des années 1950.
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| (c) Erté "Symphonie en Noir" 1983 |
Créateur de mode, de bijoux, de décors, illustrateur, peintre, lithographe, designer et sculpteur, Roman Petrov de Tyrtof, ou Romain de Tirtoff en français, naquit le 23 novembre 1892 à Saint-Pétersbourg, sous le signe du Sagittaire, signe de Feu, de mouvement et de voyages...
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| (c) Erté "Signes du Zodiaque - le Sagittaire" 1982 |
Lorsqu'il enchanta ses parents pour avoir dessiné sa première collection de Haute-Couture, Roman était seulement agé de 5 ans... Cette passion serait sa vie, malgré le souhait paternel d'emboiter le pas familial des officiers de la marine impériale russe, mais celui qui ne se nommait pas encore Erté détestait la violence de la guerre, et voulait devenir danseur, il aspirait déjà à d'autres projets, plus artistiques... Ce fut à partir de 1906, à l'Académie de Saint-Pétersbourg, dans l'atelier d’Ilja Efimovitch Repine que le jeune artiste commença ses études d'Art.
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| (c) Erté |
Sous les pseudonymes Pitch et Tir, Romain de Tirtoff publiait alors des croquis de mode dans la revue "Damskij mir", mais Paris l'attirait... Il s'y installa en 1910 pour achever sa formation à l’Académie Julian en 1911.
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| (C) Erté "Blossom Umbrella" lithographie |
En parallèle, il dessinait des croquis pour la créatrice de mode Caroline. En 1913, il fit la connaissance du célèbre couturier Paul Poiret (1879–1944) pour qui il créa, par la suite, des modèles sous le nom d'Erté, pseudonyme issu des initiales R et T prononcées à la française. Erté fut l'un des instigateurs de l'Art Déco dans la mode, un style élégament sophistiqué...
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| (c) Erté - Couverture pour le Harper's Bazaar 1915 |
En 1915, Erté signa un contrat avec Harper's Bazaar pour lequel il créa plus de 200 couvertures, jusqu'en 1938. Tirtoff Erté dessinait des vignettes à l’encre de Chine pour la "Gazette du Bon Ton" ("Arts, modes et frivolités"), la célèbre et luxueuse revue à laquelle participaient les meilleurs illustrateurs de l'époque.
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| (c) Erté |
Au début de sa carrière, ses créations se limitaient aux vêtements, aux accessoires de mode, aux motifs de tissus, aux affiches et design publicitaires destinés aux sociétés nord-américaines, mais vers la fin de la Première Guerre Mondiale, alors que les music-halls de Paris commencaient à produire des revues, Erté tomba moureux de l’Art du spectacle et rencontra un immense plaisir à travailler pour le music-hall.
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| (c) Erté "Améthyste" |
Il conçut ses premiers costumes de scène pour le Bataclan, la revue se nommait "Les Merveilles de l'Orient", la vedette en était Mistinguett. Avec son inclinaison pour la fantaisie, il s'impliqua jusqu'à tenir, parmi les figurants, le rôle d'un calife bardé de colliers de perles sur le torse. Puis le Théâtre de la Renaissance à Paris fit appel à lui, puis il dessina quelques costumes oniriques pour la célèbre danseuse Mata Hari (1876–1917).
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| (c) Erté "Perles" 1983 |
Tirtoff Erté aquit alors une reconnaissance internationale. A partir de 1925, l’artiste travailla pour la Metro-Goldwin-Mayer, costumes de scène et décors précieux et coûteux pour des films muets et parlants à succès tels que "Paris", "Ben Hur", "La Bohème" et bien d'autres...
Ses vêtements Haute-Couture plaisaient aux stars de Broadway tout autant qu'à celles d'Hollywood. Il dessina même les costumes de scènes des danseuses des Ziegfeld Folies et passait des heures à inspecter chaque détail de chaque tenue réalisées pour le cinéma ou la revue.
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| (c) Erté - Costume pour les Ziegfeld Folies 1923 |
En 1928, peut-être lassé par le monde hollywoodien, Tirtoff Erté rentra à Paris pour travailler sur son "Alphabet Anthropomorphe" où les vingt-six lettres sont représentées par des corps de femmes, d'hommes ou d'animaux.
Puis, dans les années 30 et 40, Erté collabora avec le magazine "Art et Industrie", pour lequel il dessinait des lampes, des meubles et des décorations intérieures.
À la fin des années 40, l'artiste concentra ses talents vers les théâtres de Londres et de Paris pour des comédies musicales, des opéras et des ballets, (La Pavlova, en son temps, portait déjà des tutus signés Erté). Plus tard, il créa les plumes de Zizi Jeammaire, les derniers costumes de scène de Josphine Baker...
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| (c) Erté Décor pour "Le Tabarin" Paris - Gouache 1948 |
Les décennies 1950 et 1960 furent plus calme dans la vie professionnelle d'Erté, mais le renouveau vint et réclamé par le public, l'artiste répondit à la demande par des series de lithographies aux couleurs extraordinaires dans les années 70 et 80.
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| (c) Erté "Les Ensembles du Soir - Cape à la Russe" 1989 |
En 1960, Erté s'interessa à la sculpture et à l'abstraction, il travailla l'aluminium, le fer, le cuivre et le bois. En 1964, l’artiste présenta pour la première fois 20 sculptures à la Galerie Ror Volkmar, à Paris, puis recidiva en 1980 avec une importante série de bronzes figuratifs merveilleusement patinés avec de la couleur. Lancôme fit également appel au talent d'Erté dans les années 90.
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| (c) Erté Bronze 1989 Erté limited Editions |






































